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Nelly ROUAIX "YLLEN"
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Nelly Rouaix "Yllen" naît en Lorraine, prés de Nancy.
A l'age de 18 ans, l'autorité parentale l'empêche de suivre son coeur qui l'attire vers la peinture.
Sa vie évolue normalement (secrétaire, puis conjointe de chef d'entreprise) et l'amène dans
le Sud-Ouest en 1962.
Toujours animée intérieurement par sa passion née d'une part, de l'amour du travail (plus
instinctif que réfléchi) de la couleur et d'autre part de l'esthétique, l'harmonie des formes,
un évènement douloureux lui fait prendre le pinceau.
Elle concrétise alors son rêve : peindre.
Dans les années 1980, elle décide de se faire guider pour découvrir les différentes
expressions et techniques possibles de la peinture pour faire évoluer son sens de la composition et de la
couleur à l'Ecole de Dessin de Bayonne.
Ses oeuvres sont les siennes. Elle ne veut ni se laisser influencer, ni s'inspirer de maîtres ou d'autres
artistes. Elle revendique une personnalité propre, mais est trés attirée par le surréalisme
et l'hyperréalisme.
En 1995, elle rejoint un atelier associatif d'Anglet où des conseillers artistiques lui permettent de répondre
encore à quelques lacunes techniques. A partir de 1997, "Yllen" s'ouvre au public.
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Yllen : l'instinct de l'étrangeté des
rêves
Peintre non- conformiste (et pourtant elle est très douée
dans le figuratif...), elle interroge l’âme et le regard et nous appelle à chercher les clés
de son cosmos rêveur , hyper ou super « réaliste », parfois presque enfantin.
Elle garde l’oeil sur le spectacle de la vie et sur le spectateur éventuel de son oeuvre, laquelle émeut
par la non-violence (peace and dream) de ses propos, empreints d’une sérénité qu’on sent fragile
, cachant une vif potentiel émotionnel.
C’est une oeuvre « ouverte » qui ne force pas la transmission d’un message ou d’un engagement. Le spectateur
est libre de composer selon sa disponibilité affective.
Les huiles et les gouaches accompagnées des glacis contribuent au survol de ses idées instinctives
et puissantes
Des collages lui permettent de développer un certain goût pour l’exotisme.
Son univers est peuplé, inspiré et attiré par les surréalistes et hyperréalistes,mais
l’artiste revendique sa voie (désormais propre, bien à elle ) qui ne fait que «se frotter»
à ces pionniers . C’est un vrai défi qu’elle relève, pour ne pas être cataloguée
«peintre à la manière de ... ». Elle a su construire son propre univers en partant de
l’horizon de ces «illustres maîtres».Quelques toiles sont techniquement plus expédiées,
mais la majorité d’entre elles prouvent une excellente maîtrise globale du sujet et des procédés
(surtout coloristes) très suggestifs .
Cette démarche aspire à la «catharsis» ; elle est faite d’une gravité symphonique
(parfois on entend la musique des anges ...) L’artiste «s’enivre» avec ses projections de couleurs
et d’états d’âme, très proches du temple de la poésie et d’un certain ésotérisme.
On la devine peindre (une «sorcière bien-aimée»...)(sic!) parfois en état second
,en demi-sommeil, les cils à peine entrouverts, tissant en transe les frontières de son «Eldorado-
conte de fées» où «tout est luxe, calme et volupté» et...pureté...
Tout cela pour pouvoir vivre de son amour de l’art...
On pense aussi à Gauguin qui disait «Puisse venir le jour (et peut-être bientôt)
où j’irai m’enfuir dans le bois sur une île d’Océanie,vivre d’extase,de calme et d’art ».
L’imaginaire singulier et attachant d’ Yllen dessine les frontières de son pays fantastique («L’Yllenie»-
havre de paix lumineux ) rempli comme un feu d’artifice l’espace pictural d’une artiste qui réunit avec
passion des «flash-back» de ses rêves, déroutants, malicieux ,dignes d’être découverts
auteur :Angela Nache-Mamier,
écrivain, chroniqueuse d’art
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